Mon parcours et mes motivations

Mon parcours, une histoire de passion et de transmissionDepuis mon enfance, j’aime vagabonder dans la nature. Observer, écouter, respirer, toucher… Être attentif à tout ce qui m’entoure.Les odeurs, les arômes et les saveurs ont toujours éveillé ma curiosité. Bien avant de savoir que la cuisine deviendrait mon métier, je grandissais déjà dans les cuisines de mes grands-mères et de ma mère, toutes trois excellentes cuisinières. C’est probablement là que tout a commencé.À l’école, en revanche, je n’étais pas vraiment à ma place. J’étais un enfant curieux, rêveur, souvent dehors plutôt que derrière un pupitre. Je préférais les montagnes, les animaux et les grands espaces aux cahiers et aux leçons.La nature était mon école.Elle m’a appris à observer, à être patient et à m’émerveiller des petites choses. Mon oncle, un homme de montagne au caractère bien trempé, fut aussi l’une des rares personnes à comprendre cet enfant que j’étais. Peu de paroles entre nous, mais une véritable complicité. Dans son regard, il y avait cette bienveillance dont j’avais besoin.Puis, à quinze ans, quelque chose a changé.Un plat qui a changé ma vieEn 1988, alors que je dînais avec mes parents chez le patron de mon père, Monsieur André Bon-Bétend, j’ai découvert un plat qui allait bouleverser ma vie : un navarin d’agneau printanier.Ce jour-là, j’ai compris.J’ai dit à mon père :« Je veux devenir cuisinier. Et je veux que Monsieur Bon-Bétend soit mon maître d’apprentissage. »L’année suivante, mon souhait se réalisa. Je rejoignis Monsieur André Bon-Bétend comme apprenti, au Château de la Romanerie, à Saint-Barthélemy-d’Anjou.Ce grand professionnel avait lui-même appris auprès de grands noms de la cuisine française. Auprès de lui, j’ai découvert bien plus que des recettes : la rigueur, la persévérance, le goût du travail bien fait et la recherche de l’excellence.J’y ai appris les bases de la gastronomie française, mais surtout des valeurs qui ne m’ont jamais quitté.Apprendre pour devenir un cuisinier libreJ’ai ensuite voulu découvrir tous les métiers qui pouvaient faire de moi un cuisinier polyvalent et indépendant.Boucherie, charcuterie, poissonnerie, cuisine traditionnelle, gastronomie, restauration… J’ai multiplié les expériences et les rencontres, toujours avec la même envie : comprendre les produits, les techniques et les hommes qui les travaillent.J’ai travaillé notamment dans des maisons et établissements comme la maison Neuvy Léopold, le restaurant L'Hippolyte, le restaurant Chez Deymier, le Golf d’Ariège, l’Océana sur le bassin d’Arcachon, le Stade Bordelais, et auprès de nombreux autres professionnels qui ont chacun contribué à enrichir mon parcours.J’ai également choisi de retourner à l’école pour compléter mon expérience de terrain par des connaissances en gestion.Puis sont venus mes premiers postes de chef, avec de nouvelles responsabilités, de nouvelles équipes et toujours cette même volonté de progresser.Au fil des années, j’ai également eu la chance de rencontrer de nombreux cuisiniers et professionnels qui sont devenus bien plus que de simples collègues : certains sont devenus des amis et des personnes très importantes dans ma vie.Car pour moi, la cuisine n’est jamais seulement une affaire de technique.Elle est aussi une affaire d’hommes, de femmes, de rencontres et de partage.Transmettre ce que l’on a reçuAu cours de mon parcours, j’ai à mon tour accompagné et formé de jeunes apprentis.Et j’ai découvert quelque chose d’essentiel : transmettre est une expérience extraordinaire.Voir quelqu’un comprendre un geste, découvrir une saveur, réussir une préparation qu’il pensait impossible… et surtout voir naître la confiance en lui-même : voilà ce qui me procure aujourd’hui le plus de satisfaction.Après toutes ces années, je ressens profondément le besoin de transmettre à mon tour ce que l’on m’a donné.Car si notre savoir-faire existe encore aujourd’hui, c’est parce que, depuis toujours, les générations se transmettent leurs connaissances, leurs gestes, leurs expériences et leurs passions.La cuisine est l’une des plus belles formes de cette transmission.Une autre façon d'apprendre la cuisineC’est dans cet esprit que j’ai créé mon activité de chef formateur.Je ne souhaite pas reproduire l’école telle que je l’ai connue.Je veux proposer un apprentissage différent : humain, bienveillant, vivant et adapté à chaque personne.Que vous soyez débutant, passionné ou professionnel souhaitant perfectionner ses connaissances, mon objectif est de vous accompagner à votre rythme, de vous transmettre des techniques, mais aussi de vous apprendre à comprendre ce qui se passe réellement dans une cuisine.Car une recette peut s’apprendre.Un geste peut se transmettre.Mais savoir cuisiner, c’est aussi apprendre à regarder, écouter, sentir, toucher et goûter.Réveiller les sensC’est une conviction qui m’accompagne depuis toujours :« Réveiller et entretenir les sens. »L’odorat, le goût, le toucher, la vue et l’ouïe sont nos premiers outils de cuisinier.Ils nous permettent de comprendre un produit, de reconnaître une cuisson, de percevoir une texture, d’associer des saveurs et parfois même de retrouver un souvenir oublié.Pour moi, les sens nourrissent la mémoire, et la mémoire nourrit la cuisine.C’est cette cuisine-là que j’ai envie de partager avec vous.Une cuisine faite de connaissances, de curiosité, de produits, de techniques, d’histoire, de rencontres…Mais surtout une cuisine faite de passion et de transmission.Bienvenue dans ma cuisine.